Jamila Abitar-

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Jamila Abitar-

Message par KAMIL le Mar 2 Mar - 10:23

derviche tourneur(ataf adeg anek)



Jamila Abitar
L es larmes purifient
le sable sous tes pieds
Les derviches n’ont pas le tournis
la langue suprême
écoute la poussée du pollen
et endort les théoriciens,
dévisage l’ennemi
et retrouve la trace de l’antilope promise.

KAMIL
Invité


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je vous découvre avec plaisir

Message par Rita-kazem le Dim 6 Juin - 20:51

http://bonjourlespoetes.blogspot.com/


Le
petit jardin


















Poème pour rendre à la langue
Sa robe informelle
La grâce de nous
appartenir
Pour nous faire revenir
Sur le corps des syllabes
La voix
qui éveille en nous
Le verbe
L’objectivité
Et la lumière qui défile
sans fin
Visite Jenine, les larmes posées sur le seuil d’une maison vide.
Prompts à
l’exil, les survivants du visible
Se réveillent au pied des phares
hospitaliers.
Attente-réconciliation et calme-absence.
Les robinets de
l’or noir sont taris.
Espace occupé, terrain glissant, cohésion, honnêteté,
impasse.
Le dialogue s’amorce.
Pris sur le vif du sujet : victimes,
belligérants et conscience tranquille.

Il n’est pourtant plus question de
lire dans le blanc des yeux,
le rouge de la clandestinité.
Quand les
poètes auront les montagnes pour chevet,
la lumière sera celle de la
liberté.

Reprends les tiens visiteur,
pour que leur vie ne termine pas
noyée au fond des océans.
La continuité ne tient pas au superficiel.
Une
seconde vie et une sagesse pour penser l’impérialisme éphémère.
Assassins
d’indiens, trompeurs d’images,
les pierres continuent de voler.

C’est
dans ton sommeil, visiteur,
que les ombres mortes ressusciteront pour
t’interroger.

Ils n’ont plus rien perdre, la nuit tombée,
ils
surveillent nos maisons.
Au matin, il ne restera qu’un vent de
souvenir.
Corps restés muets.
Palestine rendue vierge par leur
imagination.
Pour ne voir que des corps en miettes.
Territoires libérés,
que les jeux d’enfants redeviennent la règle,
que les femmes retrouvent la
finesse dans leur beauté créatrice,
les hommes abolisseurs
d’horreur,
Véracité du jour, répétition et musique effectivement plus
douce.
Une prière et des pierres qui volent.

Pesanteur sous la
pluie,
la ville s’assainit, peu à peu, sous les flots.


Jamila Habitai
***********


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Rita-kazem

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A Marrakech, derrière la Koutoubia

Message par Rita-kazem le Dim 6 Juin - 20:53

A
Marrakech, derrière la Koutoubia





L'appel au vocable
Marche sur ce sable
Attend
l'heure
Où les mots tombent
Avec justesse

Sur le
palier
L'inconnu sonne
L'Atlas se réveille

Insigne d'une
mémoire
La parade retrouvée
Concordance de l'image
Répond à l'appel


Simple, comme cette lumière que l'on voit
cette rencontre entre ces
murs qui embrassent l'intemporel, entre
ces deux lumières du jour, devant la
porte de la baraka.
Celle que l'on peut voir lorsque "le soleil se couche
sur le sable aux reflets d'or aux milles éclats",
Celle que l'on retrouve
lorsque le soleil se couche derrière la Koutoubia, devant
les colombes en
vol.
Devinettes qui émerveillent l'enfant, qui continue de penser la langue
maternelle
l'intelligence qui le rend fou et le jeu amusant.
Cela dure
tout le temps jusqu'au singulier
qui titille l'imagination convoitée par les
ignorants qui se limitent aux récréations.
Ecoute la médina ocre parler aux
remparts désabusés, de l'odeur de la terre rouge sur l'habit de l'impensable.

Humide, intrinsèque, nouée à la voix du minaret
adossée aux Saadiens, la
petite Souika reste hospitalière, étroite et mystérieuse.
Laisse passer le
sourire
que tes sandalettes prennent la boue
souris et passe ton chemin

des deux extrémités la lumière jaillit.
En passant devant la porte du
poète Omar Ouahrouche, j'eus une prière pour lui
et pour tous ceux que l'on
ne voit plus. Je vire à gauche tout droit vers Lala Iza Ahmed,
arrivée au
bout de la ruelle, je m'arrête et glisse à droite vers une petite porte en bois
rouge peint.
Je saisie la main et donne trois coups, puis un quatrième pour
les artistes. On me demande "Ckoun ?"
Je réponds : "Kreb".
A Marrakech,
derrière la Koutoubia,
Jemaa El Fna grouille de monde, l'encens défie
l'espace
et les espèces portées s'abreuvent d'un jour sans heure. Du haut
des minarets
des instruments à corde atteignent l'infini,
comme coton
poussé vers un tisserand, semence gratifie le ciel,
prière et émotion font
grandir le rêve, le contraste du temps et des couleurs devient détails à
prendre,
échange, contact humain duquel naît un oracle de contes qui laisse
tourner le cœur,
la mémoire d'une piste qui n'en finit pas de charmer.

Singulier, les particuliers et les palmiers gardent la ville, ce long
témoignage.

Publié par Jamila Abitar
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Re: Jamila Abitar-

Message par Invité le Mar 8 Juin - 19:23

Le poème,
dans sa robe informelle
nous fait revenir
sur le corps des syllabes
vers le mot
vers la lumière,
qui défile sans fin.


Amitiés.

Jamila Abitar

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Re: Jamila Abitar-

Message par Admin le Mer 9 Juin - 20:29

Jamila Abitar a écrit:Le poème,
dans sa robe informelle
nous fait revenir
sur le corps des syllabes
vers le mot
vers la lumière,
qui défile sans fin.


Amitiés.

Jamila Abitar
Coucou belle poétesse
Quel plaisir de te lire ici et ailleurs

Mes amitiés Jalima...

*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*
Aziza Rahmouni.
Un poème est une image de vie
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loisirs : peinture/dessin/lecture/et bien d\'autres....
Humeur : joyeuse, le plus souvent.
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http://souzsoleil.sosblog.fr/

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Re: Jamila Abitar-

Message par Invité le Jeu 10 Juin - 16:36

Merci Chère Aziza, pour cet espace de liberté accordé
aux poètes de partout.
Et Merci pour vos remarquables poèmes.

Amitiés.


Jamila Abitar

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Re: Jamila Abitar-

Message par Invité le Mar 17 Avr - 8:31

A Marrakech, derrière la Koutoubia
Editions alFabarre, Collection Paroles nomades.
(Extrait)

Exil

La nuit, lorsque les étoiles sont froides,
une tente, un feu,
et une mémoire qui revit…

Villages cubiques, neiges entassées,
quotidien de vies passées sous silence.

L’ocre embrasse nos corps en suspens.
L’oiseau tente de s’y retrouver.

Toubkal, mon étoile ! Tu seras mon repère !

Mes racines suspendues au crépuscule,
je me suis mise à pleurer
tous les bruits de moteur,
tous les brouillards traversés,
pour voir la corruption
ramper comme une illusion.


Je n’ai plus reconnu ma vie d’enfant :
un immense jardin, un espace habitable,
un chemin auquel on s’habitue…

Il fallait grandir, et vite !


Avec mes amitiés.
Jamila Abitar

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Re: Jamila Abitar-

Message par Laurent jacob le Ven 27 Avr - 15:54

Bonjour miss. Vos mots sont fluides et tous doux. Je vous fais mes amitiés sincères.
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Laurent jacob

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Re: Jamila Abitar-

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