Patrick Laupin

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Patrick Laupin

Message par karim safriwi le Dim 27 Juil - 11:43

http://larumeurlibre.fr/fr/auteurs/patrick_laupin

Patrick Laupin

Patrick Laupin. Écrivain. Né en 1950 à Carcassonne. A publié une vingtaine d’ouvrages de poésie, prose, récits, philosophie. Tentatives de restitution des lieux de la mémoire et de leurs effets vécus en corps. Depuis 2009, il organise à Lyon des journées de création et d’écriture ( une communauté attentive à l’exil personnifié et à l’étrange et merveilleuse présence du langage en chacun ) qui explorent les liens entre biographie, histoire et inconscient, et tentent de poser les fondements d’une transmission commune entre littérature, poétique, philosophie et psychanalyse. Dans les émissions de France Culture, animées par Colette Fellous, Francesca Piolot, Alain Veinstein, Mathieu Bénézet, les auditeurs ont à maintes reprises salué la douceur d'une passion attentive à une vérité expatriée et à la merveilleuse présence du langage en chacun. La Société des Gens de Lettres lui a décerné le Grand prix SGDL de poésie pour l'ensemble de son œuvre en 2013.

« Je m’intéresse à la lecture et à l’écriture, tout autant qu’au travail avec les autres, depuis le jour où j’ai réellement compris et ressenti, que les voix des autres qui parlaient en nous nous donnaient vraiment quelque chose de mobile et recréateur. Toutes mes phrases sont orientées par ces cartes géographiques et ce climat d’un dialogue entre le silence et les voix du monde. En ce sens dans mon écriture je n’ai jamais fait de différence trop grande entre la poésie, la pensée et le récit, et je m’en suis remis à l’intonation de la voix. Car si la voix est une nudité c’est seulement après qu’elle soit écoutée et entendue que l’humain arrache une part de son secret aux ténèbres et s’oriente vers l’essence de la sincérité, qu’il arrache le verbe au cœur de l’innommé et en rapatrie l’essence commune et nomade sur la terre des hommes, des rêves et des langues. »

Patrick Laupin Ravins

" L’écriture est une naissance…il ne faut pas chercher à bien écrire, mais à dire les choses comme elles naissent." P. L.

Comme ses livres, Patrick Laupin est inclassable. Ecrivain, c’est indéniable, parmi ses milliers de pages, nous l’avons pris en flagrant délit.

Poète, même si ce mot usé l’agace, en vers, en prose, en réflexion. Exigeant et généreux.

Sociologue, moraliste, bref, philosophe et amoureux du beau. Témoin révolté des douleurs tissées par la classe exploiteuse et marchande, héritier de la mémoire des mineurs des Cévennes, sensible par-dessus tout à la béance où sombrent les exclus : hommes brisés par le travail, hommes dont on brise le travail. Enfants que l’on appelle difficiles, pour leur avoir brisé les ailes, enfants bannis de toute parole auxquels, instituteur, il a rendu leurs voix, femmes analphabètes exhaussées à l’écriture.

Aux plus démunis, il offre le luxe d’une parole somptueuse, d’une écriture solaire et chatoyante, car les plus pauvres ont droit à la langue la plus riche, celle qui leur a été confisquée, celle que recouvre le brouhaha de l’opinion bernée et frivole. Ou résignée. 
Relisez son Mallarmé, relisez Les Visages et les Voix, Poésie. Récit ou L’Homme imprononçable.

Parmi ses livres en train de naître, (plusieurs en chemin, quatre ou cinq comme toujours, dont certains nous resteront à jamais inconnus), le prochain s’intitule Ravins. Écoutez :
« Comment franchir libre et heureux les portes du jour et retrouver le goût sauvage d’exister ?

Une bonne fois pour toutes s’abandonner et se laisser guider, conduire, faire confiance, oser, ne pas avoir peur dans la lueur défaite du chemin - poser ses pieds sur le sol nu. Le vaste réseau ancien des images revient. La maison sous les arbres, l’aube, la rivière sans nom

Tendresse blessée des départs. Soudain c’est le vent, la pluie, plus rien, l’amertume des fougères le gagne

C’est la bonté éponyme des petits, c’est souffrir musical, roses, hortensias, trésors des féeries du monde, nomades ceints de pauvreté en décembre - nous, sur la grève, nos regards, nos serments, notre loyauté »

Écoutez encore :
« Un livre a nom sans bruit, il a pitié du très seul. Il se tient dans la droiture de son évènement, son silence contient autant de vertige qu’un brin d’herbe au matin. »
http://www.limprobable.org/spip.php?article70
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karim safriwi

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