مقطع من المائية احمد العمراوي

Aller en bas

مقطع من المائية احمد العمراوي

Message par Admin le Jeu 14 Nov - 13:56

مقطع من المائية

دَمَارٌ عَجِيبٌ دَخَلَ مَاءَ البَيْتِ
كَسَّرَ عَمُودَهُ.
خَلْخَلَ الأَرْكَانَ وَأَقَامَ
جَرَى حَزيناً
نَغَمُهُ رَتِيبٌ وَآهُ نَفْسِهِ مُنْسَابٌ.
قِوَى ظَلامِيَّةٌ بَزغَتْ مِنْ تَشَقُّقَاتِهِ.
كَدِرٌ مَرَّةً، رَاكِدٌ، رَاقِدٌ، حَارٌّ
وِلِلدَّلاَلَةِ الحَلَزُونِيَّةِ رَأْسٌ كَابُوسِيٌّ.

كَوَابِيسِي لاَ تَرْتِيبَ لَهَا لاَ قِيمَةَ
وَحَلُمْتُ :
فِي المَـــاءِ الرَّاقِدِ أَحْلُمُ :
رَذَاذٌ صَبَاحِيٌّ يَدْخُلُ عَيْنَيَّ
الصَّغِيرَتَيْنِ المَائِلَتَيْنِ
آخُذُ قَدَحاً، أُسَافِرُ بِهِ فِي بَطْنِ الحُوتِ
المُتَنَازَعِ عَلَى قِيمَتِهِ الوَقْتِيَّةِ
أَهُبُّ كَالمَذْعُورِ مِنْ كَثْرَةِ الضَّغْط ِ
الَّذِي يُخَلِّفُهُ اللَّغَطُ المُنْتَشِرُ فِي دَاخِلِي
أَحْضُنُ اسْتِعْصَائِي
أُدَغْدِغُ حُرِّيتِي بِقَيْدٍ حَاصِلٍ
وَأَرُدُّ الفَهْمَ لِأَوَلِيَّتِهِ
بِمُخٍّ نَشِطٍ تَارَةً ، رَاكِدٍ لَحَظاتٍ
وَمَاءُ النُّطْفَةِ وَحْدَهُ يَسْتَطِيعُ تَخْلِيصِي
مِنْ حَالاَتِ القَيْظِ [ العرب تسمي الماء الكثير نطفة ]
مِنْ تَسَاؤُلاَتِ اللُّغَةِ

وَلَهَجَاتٍ تَاِبعَةٍ

مِنَ الغُمَّةِ وَأَمَلٍ حَجَرِيٍّ
فِي تَجَاوُزِ التَّجَاوُزِ فِيهَا بِسُؤَالٍ مَدَارُهُ :
مَنْ أَكُونُ إِنْ لَمْ أَكُنْ بَحْرِيًّا نَهْرِيًّا
حَارًّا وْبَارِداً مُتَنَاقِضاً مَعَ غَلَيَانِي




كَلَّمَنِي حُلُمِي فَحَلِمْتُ المَاءَ المُؤَوَّلَ
مِيزَاناً مُتَنَاغِماً فِي تَصَاعُدِ كَفَّتَيْهِ البَهِيَّتَيْنِ
تفسير الشيخ : [ الماء في قدح زجاج ولد، وشرب الماء
الساخن غم . الماء الحار بالليل والنهار شدة من السلطان، ومن وقع في ماء ثم خرج منه فإنه يقع قي حزن ثم يخرج منه ]

مَدَدْتُ يَدِي أَبْغِيهِ أَحْرَقْتُ الدَّفَّ وَالشَّمْعَ وَشَارَاتٍ حَمَلْتُهَا مَعِي مِنْ دُنْيَا اليَقَطَةِ
أَفِقْ يَا صَاحِبِي فَالمَاءُ فِي البَيْتِ لاَ خَيْرِ فِيهِ
هُوَ فِتْنَةٌ وَهَلاَكٌ وَمَوْتٌ
أَفِقْ فَمَاؤُكَ الكَدِرُ مَرَضٌ يُصِيبُ الجِسْمَ
بِسَقَمٍ شَدِيدٍ
أَفِقْ وَاغْتَسِلْ وَلَوْ فِي حُلُمِكَ
فَالفَرْقُ شَعَرَةٌ بَيْنَ الحَقِّ وَالحَقِيقَةِ
بَيْنَ نِصْفِ رُقَادٍ وَنِصْفِ اسْتِيقَاظٍ
بَيْنَ الوَهْمِ وَمَا أَنْتَ فِيهِ

وَأَفَقْتُ :
المَاءُ كَالظِّلِّ
كِلاهُمَا مُنْدَسٌّ فِي جَسَدِ
الكَائِنِ أَلْفَ دَرَجَةٍ شَرْقاً وَمِثْلُهَا غَرْبًا
كَاِئنَانِ بَارِدَانِ حاَرَّانِ مُمْتَزِجَانِ بِالجِسْمِ
بِالْبَرْدِ زَمَنَ النِّيرَانِ
بِالقَيْظِ زَمَانَ الثَّلْجِ

( لَمْ أَفِقْ تَمَاماً)
أَفقْ وَاسْتَدِرْ وَارْقُصْ رَقْصَةَ المَذْبُوحِ
فِي دُنْيَا النَّاسِ
لاَ تَخْشَ الدَّمَ مَا دَامَ المَاءُ الفَوَّارُ حَاضِراً فِيَك
نَوْماً وَيَقَظَةً تُشْبِهُ مَا بِالكَفِّ مِنْ جِرَاحٍ
أَذْكُرُ مِنْهَا مِقَصَّ القَابِلَةِ
مِقََّص الخِتَانِ وَمُدْيَةَ ذِئْبٍ
حَاصَرَ الفِكْرَ وَالعُمْرَ
وَمَا انْتَصَرْ
مَرَّ عَلَى جُنُودِ الآخَرِينَ
وَمَا انْتَصْر

وَلِأَنَّهَا الدُّنْيَا :
اهْجُرْ تَارِيخَكَ السِّرِّيَّ
وَبَاعِدْ بَيْنَ الشَّفَةِ وَالمَاءِ الرَّاكِدِ

وَلِأَنَّهَا الدُّنْيَا :
اتْرُكْ بُحَّةَ هَذَا الكَنَاوِي ِّ
تُوقِظُ نَبْتَةَ جَسَدِكَ المَيِّتِ
لا تُحَاصِرْهَا بِفِكْرِكَ المُعَوْلَمِ
عِشْ فِي الشِّعْرِ وَبِالشِّعْرِ يَا صَاحِبِي
فَمَا الشِّعْرُ سِوَى مَاءٍ يُقَطِّرُ الحَياةَ
ظِلٌّ يَغُوصُ فِي ظُلْمَتِهِ وَلا يُبَارِح



Sources

Un saccage inouï pénètre dans l’eau de la chambre
Détruit sa colonne
Ebranle les piliers, s’établit
Puis commence à s’écouler tristement
Sa mélodie est monotone
Et le soupir qu’exhale son âme, fluide
Des forces obscures surgissent de ses fentes
Il est tantôt trouble, tantôt stagnant, dormant ou chaud
Et la signification spirale a une tête cauchemardesque

Mes cauchemars semblent sans ordonnance, sans intérêt
J’ai rêvé :
Dans l’eau dormante, je rêve :
Un embrun entre le matin dans mes petits yeux
obliques
Je prends une coupe et voyage dans le ventre d’un
Poisson
Dont on se dispute la valeur temporelle
Je sursaute, terrifié pas la forte tension
Que provoque le vacarme diffus en moi
J’enlace mes accrocs
Chatouille ma liberté avec une chaîne
Et restitue à l’entendement sa priorité
Avec un cerveau, vif quelques fois
Et quelques fois morose
Et seule la goutte peut me débarrasser
Des états d’ardeur (les arabes disent goutte pour dire
grande quantité d’eau)
les questionnements de la langue
des dialectes subordonnés
de l’affliction et de l’espérance de pierre
dans le dépassement du dépassement , en elle,
avec une question dont l’axe de rotation est :
Que suis-je, si ce n’est le marin, le fluvial,
Le chaud, le froid, celui en contraste avec son
Effervescence ?

Le rêve m’a perlé, et j’ai rêvé
Que l’eu interprétée
Etait une balance qui cadençait
Gracieusement ses plateaux éclatants

Le commentaire du Sheikh : (L’eau dans une coupe de
cristal est un enfant,
et boire une chaude
est le signe d’un chagrin.
L’eau chaude, jour et nuit,
est signe de pouvoir.
Celui qui tombe dans une eau et en sort,
tombe dans la tristesse et en sort)

Je lui tendis la main
Brûlai la tablette, les bougies, et les signes
Que je portais depuis l’éveil.
Réveille-toi, ami, car l’eau dans la chambre
N’est pas bienfaisante
Elle est discorde, perdition et mort
Réveille-toi, car ton eau stagnante
Est maladie qui frappe le corps
D’un cruel dépérissement
Réveille-toi et lave toi-même dans le songe
Car la différence n’est qu’un cheveu séparant
La Vérité et la vérité
Le mi-sommeil du mi-réveil
L’illusion de là où tu es

Je me réveille :
L’eau est comme l’ombre
L’une et l’autre ont enfouies dans la corps
De l’être par mille échelons, ouest et est
Deux êtres chauds, froids, mêlés au corps
Au froid, les moments du feu
Et à l’ardeur, les moments de la neige
(je n’étais pas tout à fait réveillé)
Réveille-toi et tourne et danse la danse de l’égorgé
Dans l’ici-bas des hommes
Ne crains pas le sang, puisque l’eau bouillonnante
Est présente en toi
Tu es, dans l’éveil et le sommeil,
Pareil aux blessures
Qu’inflige la main
Je me rappelle les ciseaux de l’accoucheuse
Les ciseaux pour la circoncision
Le couteau d’un loup
Qui assiégea la pensée t la vie
Sans succès
Et assailli les soldats des autres
Sans succès

Et parce que c’est la vie :
Quitte ton histoire secrète
Et éloigne la lèvre de l’eau stagnante

Parce que c’es la vie :
Laisse la voix enrouée de ce gnaoui
Eveiller l’herbe de ton corps mort
Ne la bloque pas avec ton esprit laïque
Vis en poésie, avec la poésie, ami !
La poésie est une eau qui distille la vie
Une ombre qui, sans cesse, s’enfonce dans sa nuit.


Extrait de Sources, éd. Dar Al-Aman 2001,
Traduit par Mohmed El Amraoui

*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*
Aziza Rahmouni.
Un poème est une image de vie
avatar
Admin

Nombre de messages : 6366
loisirs : peinture/dessin/lecture/et bien d\'autres....
Humeur : joyeuse, le plus souvent.
Date d'inscription : 10/01/2008

http://souzsoleil.sosblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum